J'ai 16 ans, de la France je suis un habitant.
Mon c½ur, lui, est africain, né à Abidjan,
Bourgeade metropolitaine de Côte d'Ivoire,
Elle vit l'arrivée d'un petit blanc au c½ur noir.
Certes, on dira que je suis un ivoirien,
Mais ce n'est pas pour cela que je n'y vois rien
15 juin 89, date de ma naissance.
16 ans après, les même problèmes, les même absences.
Un battement de c½ur, un peuple a des humeurs,
Les français vivent dans la terreur, ils ont peur.
Mais pourquoi cette si violente rebellion ?
Pourquoi sommes-nous dans une telle incompréhension ?
Les reponses sont connues dans les deux camps pourtant :
C'est la corruption et la richesse des blancs.
« qu'est-ce que cette société de sauvages ? »
« pourquoi sommes-nous les victimes de leurs erreurs ? »
« et après, comment vais-je faire pour pouvoir vivre ? »
Observons, raisonnons. Vous dites être pris en otages,
Ils vous pensent à l'origine de leur malheur,
Je vous accuse d'avoir la même envie de vivre.
Certes, on dira que je suis un ivoirien,
Mais ce n'est pas pour cela que je n'y vois rien.
Là-bas, vous vous êtes enrichis sur leur pauvre dos,
Vous avez monopolisé les quelques emplois,
Le chômage national n'a pas augmenté
Car en partant, vous aviez réservé un salaire.
En France, il se pense que les petits boulots
A la place de les donner aux français sans toit,
On les attribue aux pauvres étrangers,
A la main-d'½uvre qui demande un moindre salaire.
Puisque l'emploi augmente le niveau de vie,
Que se sont les étrangers qui squatent l'emploi,
Les autochtones deviennent encore plus pauvres.
Puisque ils gouvernent leur république à vie,
Qu'ils vous tiennent pour responsables du manque d'emplois,
Dans leurs c½urs, ils souhaitent vous voir à Hanovre.
Certes, on dira que je suis un ivoirien,
Mais ce n'est pas pour cela que je n'y vois rien.
La haine rode d'un point de vue économique,
Mais que dire sur le plan juridique !
Une justice ? où ? Aidez-moi, je ne la voie pas,
Je dis qu'elle a perdu l'oeil de la vérité.
L'argent à remplacé le marteau salvateur,
Profession libérale : c'est le témoin menteur.
Archange, malgré l'impie que je suis, entend-moi,
Je t'en prie, aides mes frères, ils ne sont pas mauvais.
Je vous regarde et me dis que vous êtes des lâches,
Votre président s'enrichit sur votre pauvre dos,
Les preuves sont présentes, les juges, eux, ne le sont plus.
Je peux conclure et dire que vous laissez des tâches,
Que face aux colonies, on ne tourne pas le dos
Sous peine d'être considérés comme intrus.
Certes vous pouvez dire « il est ivoirien »,
Mais c'est peut être vous qui n'y voyez rien
J'ai 16 ans, de la France je suis un habitant.
Mon c½ur, lui, est africain, né à Abidjan.
Métropole perdue de la brousse Cantalienne,
Mauriac connaît un black 'n white, quoi qu'il advienne.